Résumé

Portrait de Prosper-Olivier Lissagaray Prosper-Olivier Lissagaray Jacques Bonhomme : entretiens de politique primaire

Or, si le peuple est souverain dans l’État, il doit l’être à plus forte raison dans ses foyers. Donc, que la commune ne soit soumise à l’État que quand il s’agira d’un intérêt social, les routes, les écoles, la milice, les services publics en un mot. Mais ce n’est pas assez qu’elle relève d’elle seule en ce qui touche à ses intérêts, chaque citoyen doit être introduit aussi avant que possible dans son gouvernement. S’il s’agit d’une école, d’un hospice, d’un monument, d’une taxe à établir, que tous les citoyens soient appelés à la délibération et au vote dans des assemblées générales.
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R. La souveraineté absolue du peuple, c’est-à-dire l’élection à court terme de tous ses agents sans distinction de mandat, le droit d’exprimer sans entraves sa pensée par quelque mode que ce soit, le droit de réunion et d’association, le droit à l’existence, l’instruction complète, gratuite et obligatoire, l’abolition des monopoles, la suppression du budget des cultes, l’abolition de l’armée permanente.
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R. N’est-il pas juste que la société fasse supporter à chacun une part de charges en proportion des services qu’elle lui rend ? Mon revenu est de mille francs, celui du voisin de dix mille. Je paie cent francs. Est-ce que mon voisin, en payant dix fois cent francs, fera un sacrifice égal au mien ? Est-ce qu’un gros propriétaire ne reçoit pas plus de services de l’État que l’ouvrier qui vit au jour le jour ? Donc, ce n’est pas assez, pour que l’impôt soit équitable qu’il soit proportionnel.
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