Ramon de Morènes

Résumé

Ramon de Morènes L'aviation et le vol des oiseaux (1866)

Il est bien certain que si l'on veut faire dans les airs ce que l'on fait à terre, le problème qu'on se pose est ardu, absurde même. Il ne faut pas vouloir dépasser la nature dans ce qu'elle a fait de plus bizarre peut-être : le vol de l'oiseau, ce phénomène dont on s'est tant occupé sans en avoir encore pénétré le mystère.
Prouvons d'abord que ce mystère est loin d'être impénétrable pour quiconque veut remonter des faits observés aux véritables causes qui les ont produits, en s'aidant des formules mécaniques universellement exactes.
Source : Gallica

Ramon de Morènes L'aviation et le vol des oiseaux (1866)

Pour suivre maintenant l'oiseau dans sa course effrénée au milieu des airs, il faut avant tout faire remarquer que son organisme est composé de deux parties essentiellement distinctes l'une de l'autre, le corps proprement dit et les ailes : le corps, d'une masse considérable; les ailes, d'une légèreté extrême en même temps que d'une grande solidité et d'une grande élasticité; le corps, destiné à produire une force vive toujours considérable, parce que la vitesse doit l'être toujours; les ailes, disposées pour recevoir et utiliser convenablement cette force
Source : Gallica

Ramon de Morènes L'aviation et le vol des oiseaux (1866)

Il va sans dire que je ne prétends pas avoir trouvé le mouvement perpétuel dans les airs, et que le martinet, lui non plus, ne peut résoudre ce problème absurde.
Encore une fois, je le répète, les grandes vitesses sont la vraie énigme du vol de l'oiseau; mais ces grandes vitesses engendrent des résistances dont on doit tenir compte. D'autre part, les obstacles que rencontre l'oiseau le forcent bien souvent à s'écarter plus ou moins des trajectoires qui facilitent son vol.
Source : Gallica

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