Résumé

Portrait de Joseph Diez Gergonne Joseph Diez Gergonne Annales de mathématiques pures et appliquées…

Mais si par une voie plus courte, plus facile et non moins rigoureuse, on peut parvenir directement au terme général du développement d’une puissance quelconque d’un polynôme, de quelque nombre de termes qu’on le suppose d’ailleurs formé, il n’y a point de doute qu’alors cette voie ne doive être préférée, et que le développement des puissances d’un binôme ne doive être considéré que comme un cas particulier du résultat général qu’on aura obtenu.
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Aussi arrive-t-il que, dans la plupart des traités d’algèbre, la formation des puissances et l’extraction des racines des polynômes, au lieu de suivre immédiatement leur multiplication et leur division, comme la filiation des idées semblerait l’exiger, sont présentées beaucoup plus loin, parce qu’on les fait dépendre de la formule du Binôme de Newton dont, à raison des longueurs et des difficultés qu’entraîne sa recherche, on croit devoir faire un objet à part, une espèce de hors-d’œuvre.
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Il suffit, en effet, de former les premières puissances du binome pour être conduit à soupçonner que, dans toute puissance de ce binome, le coefficient d’un terme quelconque pourrait bien être le coefficient du terme précédent multiplie par l’exposant de dans ce même terme, et divisé par le rang qu’il occupe à partir du premier.
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