Joseph Diez Gergonne

Élements biographiques

Portrait de Joseph Diez Gergonne Joseph Diez Gergonne Annales de mathématiques pures et appliquées…

Il est d’abord évident que, si des puissances se font équilibre, leur équilibre ne pourra être troublé par l’introduction dans leur système, d’un axe fixe, autour duquel ce système ne puisse prendre qu’un mouvement de rotation ; d’où il résulte que, si des puissances ne se font pas équilibre autour d’un tel axe, l’équilibre n’aura pas plus lieu entre elles, si cet axe cesse d’exister.
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Mais si par une voie plus courte, plus facile et non moins rigoureuse, on peut parvenir directement au terme général du développement d’une puissance quelconque d’un polynôme, de quelque nombre de termes qu’on le suppose d’ailleurs formé, il n’y a point de doute qu’alors cette voie ne doive être préférée, et que le développement des puissances d’un binôme ne doive être considéré que comme un cas particulier du résultat général qu’on aura obtenu.
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On en doit dire autant du principe des momens, et de cet autre principe, savoir : que deux puissances non situées dans un même plan, ne sauraient avoir une résultante ; le premier, en effet, ne doit plus être envisagé désormais que comme un moyen commode d’énoncer en langue vulgaire des résultats fournis par l’analise ; et, quant au dernier, loin qu’il puisse être considéré comme un axiome, ce n’est peut-être que des équations même de l’équilibre qu’on peut en déduire une démonstration satisfaisante.
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