Résumé

R. Radau,  Le Vol des oiseaux

“ Toutefois, si, d’après Schopenhauer, les ailes poussent à l’oiseau par l’effet de sa volonté, il faut avouer que jusqu’ici l’homme n’a point encore assez voulu. On ne compte plus les mécanismes ingénieux ou simplement bizarres qui ont été proposés pour lui permettre de quitter la glèbe à laquelle la nature semble l’avoir rivé; mais l’on en est venu à croire la solution du problème impossible. Au lieu de s’épuiser en stériles efforts d’imagination, n’eût-on pas mieux fait d’approfondir l’étude des forces que la nature met tous les jours en œuvre dans l’insecte et dans l’oiseau? ”
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R. Radau,  Le Vol des oiseaux

“ La différence très sensible que les tracés graphiques font reconnaître entre le vol du canard sauvage et celui de la buse est d’ailleurs révélée par l’aspect même de leurs mouvemens, car le premier de ces oiseaux agite ses ailes de manière à leur faire décrire des angles de 90 degrés, tandis que le coup d’aile de la buse a très peu d’amplitude; en la regardant de profil, c’est à peine si l’on voit la pointe de l’aile dépasser les limites de la silhouette du corps. Le canard sauvage est un rameur, la buse un voilier. ”
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R. Radau,  Le Vol des oiseaux

“ N’oublions pas d’ailleurs que jusqu’à présent on a toujours observé des mouvemens continus : dans ces cas, il s’établit une sorte de régime des courans d’air qui s’écoulent autour du corps solide; mais les choses se passent peut-être tout autrement quand la surface qui frappe rencontre à chaque instant une masse d’air nouvelle dont elle est obligée de vaincre l’inertie. On sait qu’il faut plus d’effort pour ébranler une voiture que pour en entretenir le mouvement. Quelque chose d’analogue doit avoir lieu pour les masses d’air sur lesquelles passe l’oiseau en les frappant de coups secs ”
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