Résumé

Système de remède à la détresse sociale actuelle (1832)

TOUTE légèreté, toute espérance, toute joie mises à part: dans la question présente des machines, qui est celle de la civilisation, il n'y a rien à empêcher et peu de remèdes à dire. Le besoin de civilisation et de perfection est un tourment qui fait sécher l'homme. Les hommes, le monde iront toujours de même, chargés de faire eux-mêmes leur propre malheur; et de même que j'ai dit que la force emportera toujours l'homme, cet être mystérieux, moitié divinité et moitié boue, fait exprès pour se tourmenter, se tourmentera toujours, et accomplira ainsi jusqu'à la fin la volonté de Dieu.
Source : Gallica

Système de remède à la détresse sociale actuelle (1832)

Il ne reste plus que l'entredévorement de tous les malheureux ensemble. L'esprit se perd dans l'horreur, dans l'inouï, dans le tout-à-fait inconnu.
Que si l'on est assez fort pour empêcher l'explosion, soit par la crainte ou par les précautions, surtout par les représentations raisonnables, miracle de la civilisation qui résigne à mourir plus tôt que de se dégrader, alors je vois que le moral tuera le physique ; mais qu'il le tuera, et que le physique à son tour tuera le moral.
On se privera, on se réduira, on fera des miracles en économie contre soi-même, contre sa propre substance.
Source : Gallica

Système de remède à la détresse sociale actuelle (1832)

Oui, son coeur n'est pas libre! Il désirera toujours malgré lui-même. Dès-lors il n'y à plus pour lui d'harmonie possible avec lui-même, de repos, de bonheur dans ce monde: il a été créé en guerre avec lui-même; qui pourra changer le fond de sa nature ? Son coeur n'est pas libre !
Donc, si c'est le bonheur que l'on cherche à tant innover et civiliser, le libéralisme est une duperie, jusqu'à ce qu'il s'éclaire ou qu'il devienne impie.
Source : Gallica

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