Résumé

Traité sur le droit d'intervention… (1823)

Non , il n'est pas vrai que les puissances du Nord soient ennemies de la liberté ! Non, il n'est pas vrai qu'elles méditent de la détruire dans le midi de l'Europe ! Bien loin de là, elles cherchent au contraire à la naturaliser un jour dans leur pays !
Qui ne sait les soins que prennent aujourd'hui tous les souverains pour faire pénétrer la civilisation jusqu'au fond de leurs Etats? Qui ne sait les soins qu'ils se donnent surtout pour inspirer à leurs peuples le goût du commerce ? Et qui ne sait que la civilisation et le commerce mènent toujours à leur suite la liberté ?
Source : Gallica

Traité sur le droit d'intervention… (1823)

Ainsi, règle générale, ne cherchez point à faire une révolution violente dans une grande nation, et surtout dans une grande nation peu civilisée, car le plus souvent vous ne parviendrez point à soulever le peuple en masse, ou si vous y parvenez, il ira bientôt tellement au-delà de vos vues, il écoutera si peu la voix de la raison, et il se livrera à tant d'excès, qu'après avoir flotté pendant quelque temps au milieu de l'anarchie, il retombera inévitablement encore sous le joug de ce pouvoir absolu, auquel vous aurez voulu l'arracher !
Source : Gallica

Traité sur le droit d'intervention… (1823)

Jamais, en aucun temps, le pouvoir absolu de la noblesse russe, sur ses vassaux, n'a été exercé avec tant de douceur qu'il l'est de nos jours, et comme cela tient certainement aux progrès immenses que la civilisation a faits, depuis Pierre-le-Grand, dans ce corps autrefois si farouche, nous avons tout lieu de croire que cette amélioration deviendra bien plus sensible encore à l'avenir; car les grands événemens qui se sont succédé depuis dix ans ont plus fait pour la civilisation de la haute classe, en Russie, qu'un siècle dans les temps ordinaires.
Source : Gallica

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