Résumé

Dernières considérations sur la conduite que la France a tenue jusqu'à ce jour… (1823)

Ainsi, règle générale, ne cherchez point à faire une révolution violente dans une grande nation, et surtout dans une grande nation peu civilisée, car le plus souvent vous ne parviendrez point à soulever le peuple en masse, ou si vous y parvenez, il ira bientôt tellement au-delà de vos vues, il écoutera si peu la voix de la raison, et il se livrera à tant d'excès, qu'après avoir flotté pendant quelque temps au milieu de l'anarchie, il retombera inévitablement encore sous le joug de ce pouvoir absolu, auquel vous aurez voulu l'arracher !
Source : Gallica

Dernières considérations sur la conduite que la France a tenue jusqu'à ce jour… (1823)

Assurément, la paix est aujourd'hui le besoin de toutes les nations, et cette Angleterre qu'on suppose si disposée à recommencer la guerre est peut-être celle qui a le plus besoin de la paix pour cicatriser les plaies profondes que lui a faites la guerre de vingt ans qu'elle a eu à soutenir contre la révolution française ? et d'ailleurs l'Angleterre n'est-elle pas de toutes les puissances celle qui a le plus gagné à la paix? et on croit qu'elle seroit assez imprudente pour sacrifier tous ses avantages à de vains systèmes et à de vains souvenirs ?
Source : Gallica

Dernières considérations sur la conduite que la France a tenue jusqu'à ce jour… (1823)

Puissent-ils être assez heureux pour pouvoir rendre un jour à leur pays cette liberté dont l'aveugle barbarie l'a privé autrefois! Puissent-ils, enfin, avoir la consolation de se présenter un jour comme des libérateurs au milieu de leurs peuples étonnés ! Mais nous devons le dire, quel que soit notre désir de voir arriver cet heureux moment, nous ne pensons pas qu'il puisse arriver de long-temps encore, et nous croyons surtout que les puissances de l'Europe ne doivent chercher en aucune manière à précipiter cette grande révolution.
Source : Gallica

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