Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais

Résumé

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La Vérité diplomatique [par le Mis de La Gervaisais… (1831)

Si le gouvernement français a commis des erreurs, l'opposition n'est pas exempte de torts : sa politique étrangère ne tarderait pas à plonger toute l'Europe dans les horreurs de la guerre. A l'égard de la Belgique, il convient que la France se repose sur sa propre force, plutôt que de reprendre la vieille idée d'arrondir son territoire et d'acquérir des frontières naturelles, ainsi qu'on les appelle, et de répandre ainsi l'alarme dans l'Europe.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La Vérité diplomatique [par le Mis de La Gervaisais… (1831)

Les cabinets le sentent bien; mais les hommes du mouvement ne semblent pas le savoir lorsqu'ils veulent que la France se proclame l'ennemie des trônes, la libératrice des nations, et fasse la guerre de prime abord pour établir partout la souveraineté populaire, comme Mahomet propageait l'islamisme avec le glaive. Si la France, fidèle aux engagemeas qu'elle a contractés, ne prend les armes que pour punir des manques de foi ou répondre à d'injustes provocations; si elle met évidemment ses ennemis dans leur tort, les sympathies populaires seront partout pour elle.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La Vérité diplomatique [par le Mis de La Gervaisais… (1831)

Les ministres des puissances ne désirent pas plus la guerre que les conseillers de Louis-Philippe; mais il y a une cause permanente qui tient l'Europe en émoi : c'est notre état intérieur. Tout le inonde sait que le jour où le parti du mouvement triomphera, il jettera la France hors de ses institutions et de ses frontières, pour pâture à la fermentation qui agite les esprits. Or on ne se fait pas illusion à l'étranger sur la force de ce parti.
Source : Gallica

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