Résumé

La péninsule en tutelle (1828)

Au secret des cœurs, un instinct universel s'écrie que le premier coup de canon doit déterminer des explosions révolutionnaires. Il n'y a qu'un but : on négocie, on supplie ou on menace ; on ajourne ou on transige, toujours pour la paix.
Seulement tandis que la diplomatie européenne, se montre sous une face, puis sous l'autre, et se promène en un cercle vicieux, la politique anglaise est fortement prononcée, hautement proclamée.
C'est qu'en ce pays, l'opinion, placée au faîte,
a le droit d'être instruite de tout, a le talent de juger de tout.
Source : Gallica

La péninsule en tutelle (1828)

En Angleterre, qu'est-ce que dirait la magnacharta, le grand parchemin, en traduisant mot à mot? Rien, si l'esprit qui lui souffla la vie ne l'animait de son feu sans cesse renaissant. Mens intus alit.
En Portugal, loin qu'il existe un esprit national, on n'y rencontre que deux esprits de parti, hostiles, défians, envieux; dont l'un, s'il siégeait au pouvoir, prétendrait se délivrer de toute règle; tandis que l'autre n'aspirerait qu'à en tirer parti ; dont l'un et l'autre, si le pouvoir se promenait entre eux, appliqueraient la règle dans le sens le plus opposé.
Source : Gallica

La péninsule en tutelle (1828)

De là, plus que tout autre parti, il est exposé à mal juger de l'état des choses, à se jeter sur des voies encombrées, à se heurter, se briser contre des écueils, dont il ne se doutera qu'après s'être perdu corps et biens; et de même que tout autre parti, il est soumis par la loi commune à s'aigrir dans les revers, à s'échauffer dans les succès, à se promener de vœux en vœux, au lieu de prendre repos après le triomphe, enfin à s'abandonner à des chefs, dont les envieuses rivalités n'aspirent qu'à le flatter, à l'enivrer.
Source : Gallica

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