Mary Grant

Définition et enjeux

Portrait de Jules Verne Jules Verne Les Enfants du capitaine Grant

Comme tu lui ressembles, cher Robert, à ce père bien-aimé ! Quand tu seras un homme, tu seras lui tout entier !
— Dieu t’entende, Mary, dit Robert, rougissant d’un saint et filial orgueil.
— Mais comment nous acquitter envers lord et lady Glenarvan ? reprit Mary Grant.
— Oh ! ce ne sera pas difficile ! s’écria Robert avec sa confiance juvénile. On les aime, on les vénère, on le leur dit, on les embrasse bien, et un jour, à la première occasion, on se fait tuer pour eux !
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Si je le sais!» dit Robert.
Mary Grant serra Robert sur son cœur. Le jeune enfant sentit que des larmes coulaient sur son front.
«Mary! Mary! s’écria-t-il, ils ont beau dire, nos amis, ils ont beau se taire, j’espère encore et j’espérerai toujours! Un homme comme mon père ne meurt pas avant d’avoir accompli sa tâche!»
Mary Grant ne put répondre. Les sanglots l’étouffaient. Mille sentiments se heurtaient dans son âme à cette pensée que de nouvelles tentatives seraient faites pour retrouver Harry Grant, et que le dévouement du jeune capitaine était sans bornes.
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Elle dit tout à son frère ; le jour même, les deux enfants prirent le chemin de fer de Perth, et le soir ils arrivèrent à Malcolm-Castle, où Mary, après tant d’angoisses, se reprit à espérer.
Voilà cette douloureuse histoire que Mary Grant raconta à lady Glenarvan, d’une façon simple, et sans songer qu’en tout ceci, pendant ces longues années d’épreuves, elle s’était conduite en fille héroïque ; mais lady Helena y songea pour elle, et à plusieurs reprises, sans cacher ses larmes, elle pressa dans ses bras les deux enfants du capitaine Grant.
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