Bernard Alfred de Bligny

Élements biographiques

Bernard Alfred de Bligny Les Réactionnaires du jour, par M. Alfred Boullenot… (1849)

Cela est vrai: les impôts se sont continuellement augmentés depuis l'Empire. A chaque révolution nouvelle, le pays espérait les voir décroître. Ils n'ont fait que grandir. Aujourd'hui, la France est épuisée ; l'agriculture languit sous l'absorption incessante du budget, ce gouffre dont personne ne connaît les mystères. Il est temps que cet état change. Le peuple l'espère; la France le veut.
Mais, entre vouloir et pouvoir il y a toutes les exigences de ce vieux parti corrompu de Louis-Philippe, qui demande des places et des honneurs en échange de son dévouement vénal.
Source : Gallica

Bernard Alfred de Bligny Les Réactionnaires du jour, par M. Alfred Boullenot… (1849)

« La France n'a pas de politique. » Il aurait dû ajouter : « Parce qu'elle est tiraillée en sens divers, parce qu'elle flotte éperdue entre le droit divin et la république. »
Si M. Louis-Napoléon Bonaparte veut donner à la France ce qui lui manque depuis Février, une grande et forte politique, qu'il soit complètement républicain, qu'il mette de l'homogénéité dans le conseil de ses ministres, qu'il choisisse des hommes imbus de sa pensée, libres et indépendants dans leur foi politique.
Source : Gallica

Bernard Alfred de Bligny Les Réactionnaires du jour, par M. Alfred Boullenot… (1849)

Quel que soit le moyen qu'il songe à employer pour résoudre le problème financier de la France, le Président de la République ne doit pas oublier que son élection se faisait dans les campagnes au bruit répété de l'abaissement de l'impôt. Notre pays a de la mémoire; il n'aime pas les désillusions.
Lorsque Louis-Napoléon arriva au pouvoir, il comprit que la cause de son élévation était surtout due à la répulsion violente qu'avaient inspirée les républicains de la veille. Les campagnes se souvenaient avec colère de l'impôt des 45 centimes.
Source : Gallica

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