J.-Armand de Galiani

Élements biographiques

J.-Armand de Galiani De l'Esprit du gouvernement représentatif… (1836)

Est-il dans l'ordre que l'impuissance gouverne la force? C'est donc sur l'égalité de fait que repose la république; et si Montesquieu n'avait point perdu de vue cette vérité, il est probable qu'il n'eût point donné à la démocratie la vertu pour principe; il eût senti que dans un état où nul citoyen ne doit être assez puissant pour attenter avec succès aux droits de ses semblables et nul assez faible pour être contraint d'obéir à un maître, la vertu politique est la suite de l'égalité positive où se trouvent entre eux tous les membres du corps social
Source : Gallica

J.-Armand de Galiani De l'Esprit du gouvernement représentatif… (1836)

Le principal et le plus important mobile d'un gouvernement qui consiste dans l'action des forces sociales est sans contredit une assemblée permanente composée des citoyens les plus distingués par les richesses, les lumières et les vertus. C'est là une simple conséquence du principe de ce gouvernement : toutes les sommités sociales y sont directement appelées parce que leur prééminence est positive et constante et parce qu'on ne saurait les exclure de la législation sans intervertir l'ordre naturel des rapports sociaux, sans fouler aux pieds les lois de la raison et de la justice.
Source : Gallica

J.-Armand de Galiani De l'Esprit du gouvernement représentatif… (1836)

Une nation plongée dans l'esclavage, et dont l'influence législative est nulle, n'a pas à craindre de voir beaucoup empirer sa situation par les troubles qu'entraîne la vacance d'un trône : au contraire, elle ne peut qu'y gagner, si celui qui parvient à s'emparer de cette place éminente, se montre, soit par ambition ou par vertu, ami de la justice et modéré.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature