Jacques Lévêque de Vilmorin

Élements biographiques

Jacques Lévêque de Vilmorin L'hérédité chez la betterave cultivée (1923)

Ce ne sont pas forcément les betteraves les plus riches qui sont choisies ; elles ne transmettent pas nécessairement leur richesse à leur descendance ; on constate en effet des écarts considérables, même entre descendances de betteraves autofécondées cultivées dans le meilleur champ d'expérience, le plus homogène au point de vue sol et culture; l'accumulation d'une grande quantité de sucre dans une betterave peut être le résultat d'un ensemble de chances heureuses, et n'être nullement héréditaire.
Source : Gallica

Jacques Lévêque de Vilmorin L'hérédité chez la betterave cultivée (1923)

La fixation de la richesse dans la betterave sucrière ne peut être vraiment effective à notre avis que par l'étude et le choix parmi les lignées de betteraves autofécondées ; sans doute, ainsi que Munerati le fait remarquer, le progrès est réel ; les individus de faible richesse qui existaient dans les champs de betterave à sucre ne se rencontrent plus que rarement, par suite de l'amélioration de la plante ; mais le progrès a été lent parce que les individus ayant chance de transmettre une grande richesse à leur descendance n'ont pas été isolés.
Source : Gallica

Jacques Lévêque de Vilmorin L'hérédité chez la betterave cultivée (1923)

Ainsi chaque fois que dans un semis de radis, de carotte ou telle autre plante, un individu s'est montré très différent des autres par sa forme beaucoup plus courte, par exemple, si l'on recueille séparément ses graines et qu'après les avoir semées on choisisse constamment, parmi les individus qui en sortent, celui qui présente la racine la plus courte pour porter graine et servir de souche à la nouvelle race, on arrivera, après un certain nombre de générations, à donner à cette sous-race une fixité aussi grande que celle de la variété d'où elle est sortie.
Source : Gallica

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