Jean-Eugène Robert-Houdin

Élements biographiques

Portrait de Jean-Eugène Robert-Houdin Jean-Eugène Robert-Houdin Confidences et Révélations: Comment on devient sorcier

Ah! j’oubliais de vous dire qui je suis; j’aurais dû commencer par là. Je me nomme Duhart, et je suis entrepreneur des succès du théâtre du Palais-Royal. A propos, ajouta-t-il, avez-vous été satisfait de l’entrée que je vous ai faite hier?
J’avoue que cette confidence m’ôta une douce illusion; j’avais cru ne devoir qu’à moi-même la réception qui m’avait été faite, et voilà que je ne savais plus quelle était au juste la part d’applaudissements que ma séance m’avait méritée. Néanmoins, je remerciai M. Duhart de sa bienveillance passée et de celle qu’il me promettait pour l’avenir.
Source : Gutenberg

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La véritable prestidigitation ne doit pas être l’œuvre d’un ferblantier, mais celle de l’artiste lui-même; on ne vient pas chez ce dernier dans le but de voir fonctionner des instruments.
On doit penser, d’après le blâme que j’ai porté sur les compères, que j’en supprimai complètement l’usage. J’ai toujours considéré cette tricherie comme peu digne d’un prestidigitateur, car elle fait douter de son adresse. D’ailleurs, j’avais plusieurs fois servi moi-même de compère, et je me rappelais l’impression défavorable que cet emploi m’avait laissé sur le talent de mon partenaire.
Source : Gutenberg

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J’annonçai aux Arabes que je possédais un talisman pour me rendre invulnérable, et que je défiais le meilleur tireur de l’Algérie de m’atteindre.
J’avais à peine terminé ces mots, qu’un Arabe qui s’était fait remarquer depuis le commencement de la séance par l’attention qu’il prêtait à mes expériences, enjamba quatre rangées de stalles, et dédaignant de passer par le praticable, traversa l’orchestre en bousculant flûtes, clarinettes et violons, escalada la scène, non sans se brûler à la rampe, et une fois arrivé me dit en français:
—Moi, je veux te tuer.
Source : Gutenberg

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