Jean Sébastien Delorme, Événemens de Rambouillet, juillet et août 1830… (1830)
“ Dès le matin, on avait entendu des coups de fusil dans le parc. Il paraît que quelques gardes-du-corps, trop ardens chasseurs, ou poussés par un désir d'amateurs, fortement aiguisés par de véritables privations, avaient fait circuler le bruit que le Roi mettait ses tirés à leur disposition. Bientôt la garde-royale et les autres troupes, campées dans cette enceinte, sont de la partie, et le désordre est à son comble : les clôtures de la Faisanderie forcées, quatre à cinq mille pièces de gibier enlevées, tout cela est l'affaire d'un instant. On va même jusqu'à tuer des moutons du troupeau royal. ”
