Jean Sébastien Delorme

Élements biographiques

Jean Sébastien Delorme Événemens de Rambouillet, juillet et août 1830… (1830)

Dès le matin, on avait entendu des coups de fusil dans le parc. Il paraît que quelques gardes-du-corps, trop ardens chasseurs, ou poussés par un désir d'amateurs, fortement aiguisés par de véritables privations, avaient fait circuler le bruit que le Roi mettait ses tirés à leur disposition. Bientôt la garde-royale et les autres troupes, campées dans cette enceinte, sont de la partie, et le désordre est à son comble : les clôtures de la Faisanderie forcées, quatre à cinq mille pièces de gibier enlevées, tout cela est l'affaire d'un instant. On va même jusqu'à tuer des moutons du troupeau royal.
Source : Gallica

Jean Sébastien Delorme Événemens de Rambouillet, juillet et août 1830… (1830)

Un peu avant sept heures du soir, M. le Dauphin est monté à cheval pour aller inspecter l'avant-garde, et à sept heures, le Roi, accompagné de madame la Dauphine, de madame la duchesse de Berry, du duc de Bordeaux et de Mademoiselle, passent devant les rangs des troupes bivouaquées entre le château et la grille d'entrée de l'avantcour ; sa figure est comme la veille, violâtre et pesante : il dit quelques mots aux différens chefs. Les princesses ont peine à maîtriser leurs émotions
Source : Gallica

Jean Sébastien Delorme Événemens de Rambouillet, juillet et août 1830… (1830)

Les voitures publiques se croisaient sur la route, et on leur permettait de traverser la ville et le camp, en ôtant le drapeau tricolore qui les surmontait. Les commissaires seuls ne quittaient pas leurs écharpes et leurs cocardes, au milieu de douze mille hommes portant la cocarde blanche. Le moment n'était pas favorable pour le succès de leur mission. Le matin on avait proclamé Henri V. Cette scène avait excité l'enthousiasme des gardes du corps, et donné lieu à des protestations de fidélité.
Source : Gallica

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