Joseph Barthélemy

Élements biographiques

Joseph Barthélemy L'organisation du suffrage et l'expérience belge… (1912)

Le gouvernement disposait aussi de l'argent des contribuables, des subventions du budget, des fonctions, des places, des travaux publics, des distinctions, des titres, des rubans, de toutes les influences du pouvoir enfin, pour acheter les consciences et payer les services électoraux. Le suffrage restreint est peut-être plus vénal que le suffrage universel; c'est souvent la plaie des campagnes électorales pour le Sénat français, qu'elles se font à coups de promesses ! Chaque électeur, ayant le juste sentiment de la valeur de sa voix, entend en tirer tout le parti possible.
Source : Gallica

Joseph Barthélemy L'organisation du suffrage et l'expérience belge… (1912)

Le vote plural reste la tentative la plus curieuse, la plus attachante, la plus complète, pour assurer, dans un régime de suffrage généralisé, la suprématie d'une élite. Elle a échoué. Loin de donner les bous résultats qu'on attendait d'elle, l'inéquivalence des suffrages n'a pas tardé à apparaître exclusivement comme une cause de malaise politique et social. L'égalité, disait Bodin, est nourrice d'amitié. La pluralité n'aura été qu'un mode de transition entre le suffrage restreint et l'avènement inéluctable du « pur et simple ».
Source : Gallica

Joseph Barthélemy L'organisation du suffrage et l'expérience belge… (1912)

On peut se rendre compte, en prenant les résultats des dernières élections, qu'un déplacement de mille, ou même deux mille voix au détriment d'un parti, ne changerait pas le nombre de ses sièges à la répartition. Peut-être, nous l'avons déjà dit, peut-être l'égalité du vote marquerait-elle la fin de la faible majorité catholique; mais elle ne marquerait pas par elle-même l'avènement d'une forte majorité anticléricale. Le gouvernement catholique n'est pas ce colosse qui reposerait sur le pied d'argile du vote plural.
Source : Gallica

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