Julia Charlotte Maitland

Élements biographiques

Julia Charlotte Maitland Chien et chat, ou Mémoires de Capitaine et Minette… (1879)

Notre genre de vie était toujours à peu près le même; Minette était devenue une grosse et belle chatte ; elle avait renoncé à tous ses petits tours qu'elle aimait tant, et on ne la voyait plus courir après sa queue, ni grimper sur la rampe de l'escalier; elle en montait et descendait les marches aussi posément que moi. Nos relations, d'ailleurs, étaient restées les mêmes : j'étais le patron et le protecteur, elle était l'amie et la compagne ; nous partagions le même chenil
et la même natte, et, d'ennemis que nous étions, nous étions devenus l'un pour l'autre la joie et le charme de la vie.
Source : Gallica

Julia Charlotte Maitland Chien et chat, ou Mémoires de Capitaine et Minette… (1879)

Les louanges de Lily furent pour moi une consolation ; je les préférais presque aux biscuits dont elle était également prodigue envers moi. Après m'avoir adressé bien des compliments, elle prit un ton plus grave et ajouta : « Maintenant, Capitaine, faites bien attention à ce que je vais vous dire. » Je me plaçai aussitôt devant elle, tout yeux et tout oreilles : « Vous êtes le meilleur des chiens, ditelle, vous le savez. »
A ces mots, je remuai la queue en signe d'assentiment, car je le savais en effet. Elle
me le répétait tous les jours et je croyais tout ce qu'elle me disait.
Source : Gallica

Julia Charlotte Maitland Chien et chat, ou Mémoires de Capitaine et Minette… (1879)

« Fi donc, Capitaine, vous vous conduisez fort mal en ce moment ; pourquoi vouloir faire du mal à ce petit chat? Éloignez-vous. »
Si jamais dans ma vie je me sentis offensé, ce fut alors; faisant un tour sur moi-même et secouant mes oreilles, j'allai me coucher de façon à tourner le dos à Lily et à son vilain petit chat, et refusai positivement de regarder de son côté, lorsqu'elle me parla. Ceci fut le commencement d'une époque de ma vie sur laquelle je reviens toujours avec un sentiment de honte et de regret. Je continuai
à bouder obstinément, et Lily elle-même ne put parvenir à me dérider.
Source : Gallica

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