Louis Le Borgne de La Tour

Élements biographiques

Louis Le Borgne de La Tour Voltaire et sa statue, ou Voltaire jugé par lui-même (1867)

Il ose, du fond de son néant, lui donner un nom ridicule, et cette Loi adorable que l'Homme-Dieu apporta sur la terre, il l'appelle l'Infâme. Abandonné de Dieu, qui punit en se retirant, il ne connaît plus de frein. D'autres cyniques étonnèrent la vertu. Voltaire étonne le vice. Il se plonge dans la fange, il s'y roule, il s'en abreuve; il livre son imagination à l'enthousiasme de l'enfer qui lui prête toutes ses forces pour le traîner jusqu'aux limites du mal. Il invente des prodiges, des monstres qui font pâlir.
Source : Gallica

Louis Le Borgne de La Tour Voltaire et sa statue, ou Voltaire jugé par lui-même (1867)

Maintenant Voltaire nous est connu. Traltre à sa foi comme à son pays, il se laissa dominer par les passions les plus vilës : la cupidité, l'hypocrisie, la bassesse, l'envie, l'orgueil, la méchanceté, se disputèrent son ctieur.
Son talent et son influence ne servirent qu'à l'erreur et au mal. Au lieu d'être la lumière de son siècle et la gloire de son pays, il en fut l'opprobre et le fléau. Son impiété même écrasa son talent; rivé à la terre, il ne put jamais déployer ses ailes et prendre vers les cieux le vol sublime du génie.
Source : Gallica

Louis Le Borgne de La Tour Voltaire et sa statue, ou Voltaire jugé par lui-même (1867)

A la calomnie, Voltaire aimait à joindre le ridicule. Le chef des encyclopédistes savait l'union intime et nécessaire qui existe entre la raison et la foi. La raison, sans la foi, ne peut donner à l'homme la solution de tous les grands problèmes qui l'intéressent; et la foi, privée de son alliée nécessaire, manque, à son tour, de bases indispensables.
Source : Gallica

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