Pauline de Tourzel, comtesse de Béarn

Élements biographiques

Portrait de Pauline de Tourzel, comtesse de Béarn Pauline de Tourzel, comtesse de Béarn Souvenirs de quarante ans, 1789–1830

« Sire, voilà Pauline ! » Le Roi me prit la main, la posa sur son cœur et me dit : « Vous n’êtes jamais sortie de là, ma chère Pauline, je vous revois avec grand plaisir. »
Rentrée dans ses appartements, madame la duchesse d’Angoulême me fit appeler dans son cabinet : alors mille questions se succédèrent sur moi, sur votre père, sur vous, mes enfants... Quel touchant intérêt, quelle aimable sollicitude elle me témoigna ! Jamais princesse ne sut aimer avec plus de cœur ceux qui lui étaient dévoués.
Source : Wikisource

Portrait de Pauline de Tourzel, comtesse de Béarn Pauline de Tourzel, comtesse de Béarn Souvenirs de quarante ans, 1789–1830

Elle me remit alors comme dernier souvenir le cachet que sa mère, la Reine Marie-Antoinette, avait toujours porté sur elle, appendu à sa montre, et que cette infortunée Reine, en quittant le Temple, avait donné à sa fille. En l’embrassant pour la dernière fois : « Je n’ai rien de plus cher ni de plus précieux, ma chère Pauline, me dit cette bonne princesse ; je ne me serais séparée de ce souvenir pour personne au monde [1] . Mais vous avez été pour moi plus que personne... Adieu ; quelles que soient les nouvelles épreuves que Dieu me réserve encore, nos cœurs se retrouveront toujours !... »
Source : Wikisource

Portrait de Pauline de Tourzel, comtesse de Béarn Pauline de Tourzel, comtesse de Béarn Souvenirs de quarante ans, 1789–1830

« Je saisis cette occasion de lui dire que tout m’était égal, que la seule grâce que je sollicitais de lui particulièrement était d’être réunie à ma mère... Je le lui demandai avec une grande vivacité, et je vis que ma prière le touchait... Il réfléchit un moment, et me dit : « Demain je dois revenir ici, et nous verrons ; je ne vous oublierai pas. »
« Le pauvre guichetier, en fermant ma porte, me dit à voix basse : « Il est touché, je lui ai vu les larmes dans les yeux ; ayez courage : à demain ! »
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature