Pierre-François Briot Éloge de La Peyronie, couronné par la Société de médecine pratique de Montpellier dans la séance du 1er juin 1819… (1819)

Se croyant les émules des enfans d'Hippocrate, les barbiers prirent le seul nom de chirurgiens. Leur nombre, leur avidité, leur ignorance absorbaient, ruinaient, déshonoraient la chirurgie. Exclusivement favorisés par les médecins, ils envahirent les fonctions et s'arrogèrent les droits, les honneurs des chirurgiens, tandis que quelques chirurgiens s'en dépouillaient pour revêtir les haillons des barbiers, et se couvrir de leur honte. Alors les médecins purent mieux soumettre à leur vanité les deux corps réunis.
Source : Gallica

Pierre-François Briot Éloge de La Peyronie, couronné par la Société de médecine pratique de Montpellier dans la séance du 1er juin 1819… (1819)

Il excita parmi tous ceux qui cultivaient la Chirurgie une émulation qui passait des maîtres aux élèves. Bientôt, l'Académie devint l'Ecole des meilleurs chirurgiens de toutes les nations; tant il est vrai qu'un des grands avantages des Corps Académiques est de former les maîtres à un travail dont tout les engage à se dispenser, et à s'occuper de l'instruction des hommes qui se forment ou qui se sont déjà formés.
Source : Gallica

Pierre-François Briot Éloge de La Peyronie, couronné par la Société de médecine pratique de Montpellier dans la séance du 1er juin 1819… (1819)

Quand, ensuite, portant mes regards sur quelques points de pratique, je vois la Chirurgie gémissant sous un immense et ridicule amas d'instrumens, de machines aussi inutiles que cruels; l'art des pansemens ne consistant que dans l'application de graisses , d'onguens, de résines, de baumes, d'emplâtres qui n'opérèrent jamais une guérison, et n'obtinrent jamais l'approbation d'un homme de génie : l'habitude où l'on était de sonder toute espèce de plaie , quels que fussent leur profondeur, leur direction, leur siège
Source : Gallica

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