René Malliet

Élements biographiques

René Malliet Une maîtresse de Napoléon Ier (1884)

Comme l'Empereur, elle croyait à son étoile, longtemps elle s'imagina qu'il sortirait de sa tombe pour la protéger contre ses ennemis et la sauver.
Mais Emilia dut renoncer à cette douce et consolante superstition, abaisser sa fierté.
Elle dût se départir de son isolement hautain, du quiétisme dédaigneux que lui inspiraient l'âpre sentiment de l'injustice dont elle était victime et la légende dont elle gardait le culte dans son cœur.
Source : Gallica

René Malliet Une maîtresse de Napoléon Ier (1884)

Marie-Louise accompagne l'Empereur jusqu'à Dresde et rentre en France. Emilia reprend sa place et. ses droits. La frêle créature affronte les glaces de la Russie, voit Moscou s'allumer comme un phare sinistre dans la nuit glacée, assiste à l'effondrement de la grande armée, reste fidèle au malheur comme elle le fut à la gloire, comme elle l'aurait dû l'être au souvenir.
Source : Gallica

René Malliet Une maîtresse de Napoléon Ier (1884)

C'est à Salzbourg qu'est né Mozart, c'est à Salzbourg aussi que l'on montre la maison habitée par Emilia-Victorine, baronne de Wolfsberg, maîtresse et, d'après ses propres dires, épouse morganatique de Napoléon 1er. La légende attachée à son nom est vivante encore là-bas, car notre héroïne n'est morte qu'en 1845. Nombre de vieillards se rappellent l'avoir rencontrée dans ses chevauchées solitaires à travers le pays, montée sur un âne chétif qu'elle attelait parfois à un petit panier, dernier débris de son opulence.
Source : Gallica

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