Tiburce de Thorigny Plaidoyer de M. de Thorigny dans le procès de la Gazette de France… (1849)

Pour eux , il n'y a là qu'une illusion, un rêve d'une imagination qui se trompe elle-même.
La Gazette de France n'a qu'une réponse à faire : c'est qu'il n'est pas une idée, une maxime, un principe, un mot enfin proclamé en 1789, qui n'ait déjà retenti de siècle en siècle dans les longues et glorieuses annales de la France.
On trouve la liberté au berceau de notre histoire. Elle marche avec la nation dans les camps et dans la paix. Elle fait les lois et donne les trônes.
Source : Gallica

Tiburce de Thorigny Affaire du Banquet de Nîmes. Plaidoyer de M. de Thorigny… (1851)

En disant à ces hommes, réunis en banquet, abstenezvous surtout de toute manifestation extérieure, n'étaice pas comme si on eût ajouté : Livrez-vous, comme vous l'entendrez, à la joie de votre banquet, aux épanchements intimes de cette fête de famille; livrez-vous même, si vous le voulez, aux regrets du passé, aux aspirations de l'avenir, aux patriotiques espérances que la solennité du jour pourra- réveiller dans vos coeurs honnêtes! (Mouvement.) L'autorité, confiante dans votre honneur, et fidèle à sa tolérance, pleine de sagesse, ne vous en demandera aucun compte.
Source : Gallica

Tiburce de Thorigny Plaidoyer de M. de Thorigny dans le procès de la Gazette de France… (1849)

M. Lamartine n'est donc pas d'accord avec lui-même. Fécond et ingénieux en sophismes, il nous dit : Il y a deux sortes de républiques : une bonne et une mauvaise. La bonne est celle que la France veut ; la mauvaise est celle dont la France ne veut pas. Mais cette distinction s'applique à toutes les formes de gouvernement. Qu'on nous montre donc la bonne république, car nous ne l'avons pas vue encore. Le pays ne peut pas faire ces distinctions ; il n'a pas de prisme pour diviser ces couleurs et ces nuances. Il a besoin de principes fixes, d'institutions fortes et durables.
Source : Gallica

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