Résumé

A. Debauge L'Hôtel de Rambouillet et Voiture… (1883)

Son intarissable bonne humeur, son esprit charmant toujours en éveil, prompt aux reparties, faisaient un heureux contraste avec l'ingéniosité majestueuse de Balzac qui jusque là avait presque régné en maître à l'hôtel. On avait silencieusement admiré Balzac, on riait et on se détendait en écoutant Voiture.
Parmi ses comtemporains, il n'y a qu'une voix sur son compte; même les maîtres de la littérature du grand siècle, même ces écrivains que nous admirons le plus et qui nous séduisent par leur bon sens et leur simplicité pleine de charmes, paient à Voiture un tribut d'éloges.
Source : Gallica

A. Debauge L'Hôtel de Rambouillet et Voiture… (1883)

La Politesse était nécessaire pour conduire le siècle à la perfection ; l'hôtel de Rambouillet en tint particulièrement école.
Ce n'était pas d'ailleurs le seul salon où se réunît alors la bonne compagnie. La Marquise de Rambouillet n'a pas créé, elle n'a fait que suivre l'heureuse révolution qui faisait succéder en France, aux agitations et aux licences de la guerre civile, le goût des choses de l'esprit, des plaisirs délicats et des occupations élégantes.
Source : Gallica

A. Debauge L'Hôtel de Rambouillet et Voiture… (1883)

Si la dignité de la profession des lettres commença de se fonder sous le règne de Richelieu, qui déploya tant de grâces et de courtoisie avec les écrivains, et qui, les honorant, leur apprit à s'honorer eux-mêmes par la dignité des mœurs, il est juste d'en partager le mérite entre le grand ministre et la noble femme qui avait pris l'initiative. Le Palais-Cardinal ne fit que suivre l'exemple donné par le Salon bleu de la rue SaintThomas du Louvre.
Si l'esprit donnait rang dans cette société
distinguée, nul autre, mieux que Voiture, n'avait le droit d'y prendre une des premières places.
Source : Gallica

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