Résumé

A. Leplieux À la province ! coup d'oeil d'un provincial sur la rue de Poitiers… (1849)

Il faut aviser à une telle situation : les Romains forment un gouvernement provisoire, et le suffrage universel leur amène une assemblée qui proclame la République, et décide que le pape sera toujours bien reçu à Rome, dans son ancien palais, s'il veut y revenir comme chef de l'Église.
Voilà tout le crime des Romains : ils ont la République tout comme nous, et ils se déclarent enchantés de recevoir le pape comme chef religieux s'il veut revenir au milieu d'eux; ils lui offrent même de bons frais de représentation.
Source : Gallica

A. Leplieux À la province ! coup d'oeil d'un provincial sur la rue de Poitiers… (1849)

Comme il me faut ne pas vous fatiguer l'esprit par de trop longs détails, constatons seulement, après vous avoir montré que nos monarchiens étaient loin de s'entendre sur les conditions de leur monarchie, qu'il a existé et qu'il doit exister encore entre eux, s'ils ont un peu de coeur, des ferments de haine et de jalousie qui, oubliés perfidement, alors qu'il s'agit de conspirer la ruine de la République, se feraient jour bien vite quand il faudrait se partager le pouvoir et la France redevenue momentanément le gâteau des rois.
Source : Gallica

A. Leplieux À la province ! coup d'oeil d'un provincial sur la rue de Poitiers… (1849)

M. Faucher vient exposer au pays qu'il faut traquer les républicains, les socialistes, parce qu'on crie dans les provinces : Vive la guillotine! Avez-vous entendu, vous autres, de pareils cris, et d'ailleurs le souffririez-vous? Ne voyez-vous pas qu'on veut aujourd'hui vous effrayer avec les socialistes comme on avait voulu le faire sous la monarchie avec les républicains? Ouvrez les yeux, donc, et faites justice une bonne fois de cette lâche tactique ; l'urne du scrutin vous en fournit le moyen.
Source : Gallica

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