Résumé

A la recherche de la vérité sur l'évacuation de Lang-Son… (1885)

Nous ne savons; toujours est-il que l'homme d'État ne se possédait plus, que la dépêche lui échappait des mains comme s'il était frappé d'inconscience, et que, pour la première fois, la France lisait la vérité sur le Tonkin, absolument comme les ministres.
Aux yeux des militaires, cette sinistre dépêche s'illuminait pourtant d'une lueur d'espérance : on était unanime à proclamer que nul plus que le lieutenant-colonel Herbinger n'était capable de recueillir l'écrasante succession du général de Négrier. Herbinger était connu de toute l'armée.
Source : Gallica

A la recherche de la vérité sur l'évacuation de Lang-Son… (1885)

Dans cette malheureuse affaire de Lang-Son, toutes les responsabilités se sont évanouies comme par enchantement pour ne plus laisser exposé aux colères de l'opinion publique et du gouvernement que l'infortuné colonel Herbinger, transformé en bouc émissaire.
Une guerre funeste et fertile en mécomptes, où s'engloutissent notre or et le meilleur de notre sang, avait eu du moins l'heureux résultat de désigner, à la foi du soldat et aux espérances de la foule, des chefs jeunes, intelligents et intrépides.
Source : Gallica

A la recherche de la vérité sur l'évacuation de Lang-Son… (1885)

On n'a pas réfléchi en la formulant que ce qui lui infligeait le meilleur démenti, c'était l'évacuation même de Lang-Son. En admettant qu'un homme, dont la bravoure n'a plus ses preuves à faire, ait l'ivresse assez facile pour y succomber
dans de pareilles circonstances, ce n'est pas en retraite qu'il eût conduit sa troupe, c'est à l'ennemi, obéissant à l'idée fixe d'un cerveau confus, à l'inspiration instinctive de foncer sur le danger.
Source : Gallica

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