A travers la Kabylie (1890)
“ Toute jeune fille kabyle qui passe par l'école devient fatalement une déclassée et pire encore. Elle se trouve, en effet, dans l'impossibilité de se marier. Un Français n'a jamais l'idée d'épouser une Kabyle, et aucun indigène ne veut d'une femme qui a fréquenté l'école. « Que veut-on que nous fassions de femmes plus instruites que nous, » disent à l'envi les Kabyles; et ils ont raison, car jamais une indigène instruite, après avoir goûté de la vie européenne, ne consent à reprendre l'existence menée dans sa famille et à se courber sous les coups du mari qui l'a achetée. ”
