Résumé

Alcide Morin Le Parti de la Providence. Aux anciens partis… (1860)

Ralliant alors tous les poursuivants débandés, sous un seul drapeau surmonté de l'aigle aux ailes déployées, les formant à leur tour en colonne et se mettant à leur tête, — un nouveau chef s'est élancé, guidé par la Providence, la couronne impériale au front, indiquant impérieusement du bout de son épée le but qu'il fallait atteindre.
Gloire et merci, à tous ceux qui sont morts ou furent blessés dans la lutte, vainqueurs ou vaincus ont bien mérité de l'humanité, combattant pour l'honneur du drapeau, avec la conscience du devoir, sans s'inquiéter du droit.
Source : Gallica

Alcide Morin Le Parti de la Providence. Aux anciens partis… (1860)

L'esprit d'un gouvernement doit être la liberté, nous en convenons avec vous; mais c'est l'autorité qui en est l'âme. Il est donc aussi ridicule de dire, avec M. Prévost-Paradol, que « la publicité est l'âme des gouvernements libres, » qu'il serait odieux et anti-social d'afficher la conscience de chacun ; car la conscience c'est l'âme, et du moment qu'elle serait affichée, elle ne serait plus libre. — Il est vrai que chaque parti se prend volontiers pour l'âme de l'État, mais comme ils sont plusieurs, nous nous permettrons d'affirmer le contraire.
Source : Gallica

Alcide Morin Le Parti de la Providence. Aux anciens partis… (1860)

« Fais ce que dois, advienne que pourra, » est le précepte du Sage. — Si tout le monde eût toujours fait son devoir, qui donc eût jamais eu besoin de songer à son droit? — tandis que chacun aujourd'hui, ne songeant plus qu'à son droit et tous prétendant au même, sous prétexte d'égalité, il faudrait accepter la logique des sociétés antiques qui, imposant les devoirs à des castes esclaves, pouvaient tout à leur aise, un marché d'hommes à la main, deviser de la liberté!
Source : Gallica

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