Auguste Barthélemy

Résumé

Auguste Barthélemy Justification de l'état de siège… (1832)

Il n'y a dans cette juridiction ni Cour d'appel ni Cour de cassation; à invoquer : on est tué sur place pour crimes de promenade, de tendresse filiale ou de simple curiosité. Alors tous les regards se tournent vers le pouvoir ; de tous côtés on lui crie : « Rendez-nous le calme à tout prix ; s'il n'y a pas de lois, faites-en : nous aimons mieux un arbitraire sage qui nous sauve, qu'une loi qui nous tue. »
Source : Gallica

Auguste Barthélemy Justification de l'état de siège… (1832)

L'état de siège a tout prévenu, tout pacifié, comme par enchantement. Enfin cette mesure de haute et sage politique a tellement fondé la sécurité publique , qu'aujourd'hui même, tout inutile que la Cour de cassation l'ait faite, elle protégé encore les citoyens et la cité ; car elle a révélé aux factions toute l'énergie d'un pouvoir jugé si faible ; elle a montré que, dans les momens décisifs, deux mains puissantes peuvent sortir des Tuileries, l'une pour écraser la révolte, l'autre pour tranquilliser d'un signe les honnêtes gens.
Source : Gallica

Auguste Barthélemy Justification de l'état de siège… (1832)

On fait des escaliers avec des cadavres : on se fusille à bout portant dans les salons et les chambres à coucher; l'exaltation est au comble, la poudre enivre ; on ne pense plus à la guerre civile; on se bat tout de bon avec de vrais ennemis ; on tire à droite, à gauche, partout où paraît une tête, où s'ouvre une croisée. Les balles tuent les malades sur leur lit, tuent les jeunes filles qui soignent leurs mères mourantes.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature