Résumé

Aux Habitants des campagnes. Les Outranciers… (1882)

M. Thiers, fils d'un artisan, n'avait jamais été à l'école laïque, gratuite et obligatoire, ce qui ne l'a pas empêché de faire couvrir quarante fois l'emprunt de la nation vaincue, de libérer le territoire et de fonder la République ; oui, c'est lui, avec l'aide de ses amis, qui a fondé la République, et eux seuls pouvaient le faire, n'en déplaise à ces tribuns bavards, présomptueux et violents, qui ont la prétention de se poser en hommes d'Etat. Non, ces gens là (comme ceux de 1848) peuvent bien proclamer un gouvernement, ils sont impuissants à le fonder !
Source : Gallica

Aux Habitants des campagnes. Les Outranciers… (1882)

Les Outranciers de la guerre, faisant bon marché de l'élite de nos jeunes gens, l'espoir d'un pays où malheureusement la population est stationnaire, qui, lorsque l'honneur de la France n'est pas engagé, pousseraient nos enfants sur les champs de bataille ! ont-ils consulté les pères et les mères de famille? et dans l'intérêt de qui, s'il vous plaît, nous mettriez-vous à tous propos les armes à la main ? Vous voulez faire tomber la République dans les déplorables agissements de l'Empire, qui avait dit lui aussi: l'Empire, c'est la paix !
Source : Gallica

Aux Habitants des campagnes. Les Outranciers… (1882)

Si nos affaires vont mal, c'est que nous avons mal choisi nos mandataires ; quand le moment sera venu ingénions-nous à faire mieux. — Ennemis des grèves, des émeutes, des clubs et autres engins révolutionnaires, nous qui frémissons d'horreur en songeant aux maisons éventrées et aux cadavres déchiquetés par la dynamite, sans nous livrer à de subtiles distinctions sur les crimes politiques ou de droit commun...
Source : Gallica

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