Résumé

Portrait de Henri Brisson Henri Brisson Discours prononcé par M. Henri Brisson… (1885)

Oui, nous pouvons le dire avec fierté, après quinze années de République, quel est donc le régime antérieur, quel est le régime qui a assuré à la fois une paix intérieure aussi complète et une aussi grande liberté ?... (Bravos et applaudissements.)
Ah ! disons-le, mes amis, disons-le sans hésiter: Non, il n'y a pas de péril à gauche. (Bravos et applaudissements prolongés. )
Il n'y a pas de péril à gauche, parce que nul de ce côté ne compte sur une autre vertu, sur une autre force que sur la force de la propagande et de la libre discussion. Ah !
Source : Gallica

Portrait de Henri Brisson Henri Brisson Discours prononcé par M. Henri Brisson… (1885)

Et je ne parle pas ici de l'éducation scolaire, qui n'est qu'un des moyens, mais de ce devoir, de cette mission de civilisation qui incombe aux gouvernements et qui consiste pour eux à faire tous leurs efforts afin d'établir entre la surface officielle et brillante d'une société et le fonds laborieux de la démocratie, entre toutes les fractions d'un même peuple, cette solidarité sans laquelle il n'y a pas, mes chers amis, de nation véritable, c'est-à-dire de nation capable de subir les assauts de la mauvaise fortune sans trop de dommages, ou de savoir profiter avec honneur de la prospérité.
Source : Gallica

Portrait de Henri Brisson Henri Brisson Discours prononcé par M. Henri Brisson… (1885)

Mais, messieurs, il ne faut pas que ce travail, que la démocratie accomplit sur elle-même et qu'elle charge ses mandataires de réaliser, il ne faut pas que ce travail soit troublé : une nation est bien forte quand elle possède, avec la liberté, l'ordre et la tranquillité, les instruments réguliers de son progrès. Ces grands biens ne peuvent être assurés que si son gouvernement légal est respecté.
Source : Gallica

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