Charles-Romain Féburier

Résumé

Charles-Romain Féburier Rapport fait à la Société d'agriculture… (1813)

Joppant, il forme un nouvel allongement à la branche.
Il paroit que chaque bourgeon a les moyens de se prolonger indéfiniment. Chaque feuille qui le compose en renferme une nouvelle dans son aisselle ; mais ordinairement le scion ou nouvelle branche subit une décurtation naturelle qui l'arrête au bout d'un certain nombre de feuilles développées ; mais si ce bourgeon se trouve dans une position favorable, il continue à se développer indéfiniment souvent jusqu'à ce que l'hiver vienne pincer son extrémité ; c'est alors ce qu'on nomme branches gourmandes.
Source : Gallica

Charles-Romain Féburier Rapport fait à la Société d'agriculture… (1813)

Le jardinier qui veut jouir long-temps de ses pêchers , rend ses arbres plus vigoureux en retardant l'époque de la fructification , et il n'y laisse que le nombre de fruits qu'ils peuvent alimenter, sans nuire à la nourriture des racines et à la formation des sucs propres. Les racines qui ont reçu pendant l'été et l'automne la quantité nécessaire de séve pour conserver leur vigueur, s'allonger et renouveler leur chevelu, fournissent à leur tour aux autres parties de l'arbre la séve nécessaire à leur entretien.
Source : Gallica

Charles-Romain Féburier Rapport fait à la Société d'agriculture… (1813)

La théorie est ici d'accord avec la pratique. En effet, elle démontre que, parmi les boutons à bois placés à peu de distance sur la même branche, ceux qui jouissent plus tôt et plus des rayons immédiats du soleil, sont ceux qui attirent le plus de séve et qui ont un développement plus prompt et plus grand. Tels sont les boutons placés sur le devant des branches relativement à ceux des côtés qu'on veut conserver à cause de leur position. Les premiers nuisent aux autres en leur enlevant une partie de la séve nécessaire pour les bien nourrir
Source : Gallica

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