Résumé

Célestin Hippeau Projet d'une descente en Angleterre en l'année 1779 (1864)

L'Angleterre, par contre, comprit qu'elle ne pourrait résister à sa puissante rivale qu'en cherchant à l'accabler, pour ainsi dire, sous le poids de l'Europe tout entière, dût-elle être elle-même écrasée sous ses ruines! Telle est la base sur laquelle s'est assis l'édifice fragile de sa grandeur démesurée. On conçoit les transes mortelles qu'elle éprouve toutes les fois que la France, en paix avec le reste de l'Europe, s'avise de concentrer des forces militaires sur quelque point de son littoral, au Havre, à Cherbourg, à Saint-Sauveur, à Boulogne.
Source : Gallica

Célestin Hippeau Projet d'une descente en Angleterre en l'année 1779 (1864)

Mais, pour n'être pas unique, l'influence de ce pays, si grand par l'intelligence, et qu'il nous est plus facile d'admirer que d'aimer, ne sera ni moins honorable ni moins glorieux. L'Angleterre aura toujours pour elle cet esprit tenace et persévérant, cette-ardeur aventureuse, ce besoin d'expansion qui distinguent la race saxonne, tandis que la France, continuant à se préoccuper (que ce soit son éternel honneur!)
Source : Gallica

Célestin Hippeau Projet d'une descente en Angleterre en l'année 1779 (1864)

Une armée de quarante mille hommes échelonnés sur les côtes de Bretagne et de Normandie devait être mise à la disposition du comte d'Orvilliers, célèbre par la victoire qu'il avait remportée deux ans auparavant sur l'amiral anglais Keppel. La flotte française s'était alliée pour cette expédition à celle de l'Espagne, déterminée enfin par le cabinet de Versailles à se déclarer contre l'Angleterre. Le gouvernement anglais n'avait à opposer qu'une flotte de vingt-huit vaisseaux, commandés par l'amiral Hardy, à nos soixante-six vaisseaux de ligne et à nos trente-quatre frégates ou corvettes.
Source : Gallica

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