Résumé

Dialogues du père Bonsens , par un magistrat (1850)

LE PÈRE BONSENS.
C'est à M. Deslandes, qui, heureusement pour le pays, l'habite presque toute l'année avec sa famille ; c'est la Providence des pauvres dans notre commune.
PERNELLE.
Il est donc bien riche ?
DU PÈRE BONSENS. 13
LE PÈRE BONSENS.
Mais, tant en biens-fonds qu'en créances, on lui croit 40,000 francs de rentes.
PERNELLE.
Bon Dieu ! 40,000 francs de rentes à une seule famille, quand tant d'autres manquent du nécessaire ! Et combien paye-t-il d'impôts?
LE PÈRE BONSENS.
On dit qu'il paye 5,000 fr. d'impôt foncier, puis il a toutes ses contributions indirectes.
Source : Gallica

Dialogues du père Bonsens , par un magistrat (1850)

LE PÈRE BONSENS.
Tenez, Monsieur, vous ne voyez pas bien clair dans tout cela ; les vrais riches, aujourd'hui, c'est la masse des petits cultivateurs qui, avec les ouvriers honnêtes, forment le bon et vrai peuple, puisque vous ne mettez pas les bourgeois dans le peuple. Si votre droit au travail revenait, ce ne seraient pas seulement les bourgeois qu'il faudrait pressurer, ce serait la campagne; on nous tirerait notre dernier écu pour nourrir un tas de vagabonds, et il y aurait ensuite tant de gêne en France que les bons et vrais ouvriers ne pourraient plus trouver d'ouvrage.
Source : Gallica

Dialogues du père Bonsens , par un magistrat (1850)

LE PÈRE BONSENS.
Mais, si c'est là tout ce que vous voulez, vous l'avez depuis longtemps : les secours n'ont jamais manqué en France aux vieillards, aux infirmes et aux orphelins; quant à ceux qui peuvent et qui veulent travailler, il y aura toujours de quoi les occuper, et le travail de tout homme laborieux et économe le nourrit.
PERNELLE.
Non, une grande institution nous manque encore pour que tous les Français aient une existence assurée : c'est le droit au travail; on a eu tort de ne pas le proclamer dans la constitution ; avec la majorité qui nous arrive, nous l'aurons bientôt
Source : Gallica

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