Résumé

Dialogues sur l'âme . Par les interlocuteurs en ce temps-là (1771)

Les Chrétiens affermis par le sang & par une longue habitude de la croyance de leurs dogmes, ont voulu, pour s'assujettir l'universalité des hommes, entreprendre de raisonner sur leurs dogmes , sur leurs mysteres, & d'en démontrer la probabilité; Se par ce procédé , si contraire à la maxime qui veut que le silence & l'obscurité accompagnent toujours la Religion , ils n'ont point acquis ce qui leur manquoit & ont perdu beaucoup de ce qu'ils avoient. Ce n'est pas que les mysteres du Christianisme l'emportent, quant à l'absurde, sur ceux des autres Religions.
Source : Gallica

Dialogues sur l'âme . Par les interlocuteurs en ce temps-là (1771)

LE SADUCÉEN.
DEUX objets d'où dépend le bonheur ou le malheur de notre vie, ne font point dans la classe des choses indifférentes. Ils pourroient y être placés dans l'hypothèse d'une vie à venir- parce que cent ans n'ont rien de comparable à une éternité. Dès qu'on est assuré qu'un culte répugne à la Divinité, qu'elle manifeste sa haine pour lui , qu'elle en punit les séctateurs par des coups partis immédiatement de sa main , le témoin de ces prodiges doit tout risquer, plutôt que de déplaire à son créateur.
Source : Gallica

Dialogues sur l'âme . Par les interlocuteurs en ce temps-là (1771)

Ses propriétés font la pensée, le souvenir, le jugement : or nous pensons, nous nous souvenons, nous jugeons : donc une ame spirituelle & immortelle est en nous, nous anime. Quant à son origine, on convient que c'est Dieu qui est l'auteur de tout ; donc c'est Dieu qui crée les ames. La difficulté est de sçavoir si toutes les ames possibles ont été créées à la fois, ou si Dieu crée une ame à mesure qu'il se forme de nouveaux Individus ; la moitié des Saints Peres tient pour le premier sentiment, l'autre moitié pour le second
Source : Gallica

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