Résumé

Portrait de Nicolas Bergier Nicolas Bergier Traité historique et dogmatique de la vraie religion… (1780)

Est-il donc décidé que la raison est juge infaillible de toute vérité, que Dieu n'en fait pas plus que nous, qu'il ne peut pas exiger de nous la soumission à sa parole ?
Il y aura donc autant de religions que de têtes ; les ignorans n'en auront aucune, puisqu'en vertu de leurs lumieres naturelles ils ne sont en état de juger de la vérité ou de la fausseté d'aucun dogme quelconque.
Source : Gallica

Portrait de Nicolas Bergier Nicolas Bergier Traité historique et dogmatique de la vraie religion… (1780)

Dans ces mêmes cas, le motif auquel nous acquiesçons n'est point une cause physique, quoiqu'il l'emporte quelquefois sur une cause physique, telle que l'appétit de manger. Cet appétit vient du corps & non de la volonté; elle n'est point maîtresse de ne pas le sentir , il ne peut être l'objet d'une délibération. Mais un motif quelconque n'est qu'une idée ; la volonté peut s'en occuper ou la rejeter, l'étouffer par un autre motif ou y céder par choix. A l'égard de l'appétit, la volonté est passive ; à l'égard d'un motif, elle est active, puisqu'elle réfléchit, délibere, choisit enfin.
Source : Gallica

Portrait de Nicolas Bergier Nicolas Bergier Traité historique et dogmatique de la vraie religion… (1780)

Il est certain que dans l'état sauvage & sans le secours de la société , le sentiment moral est foible & peu développé; ce sentiment fuit naturellement les progrès de l'intelligence. Les passions de l'homme sauvage n'étant pas moins vives que celles de l'homme policé , elles doivent souvent égarer un instinct qui n'est pas suffisamment éclairé par la raison.
Mais de ce que l'intelligence de l'homme sauvage est très-bornée en fait de morale , il ne s'enfuit pas qu'il reçoive cette faculté de la société plutôt que de la nature ; il en est de même du sentiment moral.
Source : Gallica

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