E.-S. Drieude

Résumé

E.-S. Drieude Lorenzo (7e édition) (1852)

Lorenzo rougit. « Je suis né en Ecosse, j'ai vingtdeux ans, c'est tout ce que je puis vous dire. Le récit des évènements qui ont partagé ma vie n'a jamais été connu que d'un seul individu, qui n'existe plus, et ce triste détail ne doit intéresser personne.
» — Henry et Sidney ne sont donc pas vos amis, reprit lord Walsingham avec le sentiment d'un tendre reproche. Peut-être ma contiance encouragera-t-elle la vôtre, continua-t-il; elle vous prouvera du moins combien sont fortes les raisons qui m'ont porté à vous faire une question qui vous aura paru indiscrète ou peu délicate.
Source : Gallica

E.-S. Drieude Lorenzo (7e édition) (1852)

« Pour lord Macdonald, ajouta M. Billingham, il a été si frappé de la mort calme et religieuse de son ami, qu'un moment après il s'est jeté à genoux, a abjuré l'erreur, s'est confessé, déclaré catholique ; et, comme l'officier municipal, qui était furieux de ce changement, lui offrait d'obtenir sa grace s'il voulait demeurer dans la religion réformée, il la refusa avec une généreuse indignation, et reçut dans le coup mortel le gage d'une vie plus heureuse, où, s'il n'y parvient pas aussitôt que lord Arthur, il ne tardera pas du moins à recevoir le prix de la mort pour la vraie foi. »
Source : Gallica

E.-S. Drieude Lorenzo (7e édition) (1852)

La duchesse pleurait amèrement : « Jamais , continua-t-elle, je ne me consolerai du souvenir d'Hidalla; sans cesse il me semble l'entendre m'appeler mère barbare et dénaturée.
Lorenzo, à genoux près d'elle, baignait une de ses mains de larmes. « Votre fils, madame, lui dit-il d'une voix entrecoupée, vous aima, il vous respecta ; et, solidement attaché à la foi catholique qu'il eut le bonheur d'embrasser, il y demeura fidèle. Vous le retrouverez dans la vie éternelle, où tout ce que vous aimez vous sera rendu.
» — Ange de paix , quelle douce consolation tu sais répandre dans mon cœur ! »
Source : Gallica

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