Résumé

Portrait de Emmanuel de Grouchy Emmanuel de Grouchy Fragments historiques réunis pour établir le fait de calomnie répandue dans un libelle du général Berthezène… (1840)

Le 28 juin , ramenant de Villers-Coterêts vers Paris quelques-unes des troupes sous mes ordres , notamment plusieurs bataillons et les chasseurs à cheval de la garde, je vis arriver M. Laloy, officier d'état-major, auquel vous aviez enjoint de se rendre à mon quartier-général , pour que je fisse parvenir aux plénipotentiaires envoyés par le gouvernement provisoire, près des généraux ennemis , une note par laquelle il était prescrit aux commissaires de faire plutôt le sacrifice de quelques places de plus (pour obtenir un armistice) , que de sacrifier Paris.
Source : Gallica

Portrait de Emmanuel de Grouchy Emmanuel de Grouchy Fragments historiques réunis pour établir le fait de calomnie répandue dans un libelle du général Berthezène… (1840)

Présumant que la minute de la lettre au maréchal Blucher, que j'ai signée et que vous rédigeâtes, aura été brûlée avec mes papiers et autres effets réduits en cendres, lors du récent incendie de mon château, je souhaiterais, général, que vous voulussiez bien m'envoyer une déclaration portant que cette lettre n'avait trait qu'à la demande d'un armistice , et qu'elle a été libellée par vous. Cette circonstance seule offrira
au besoin la garantie la plus respectée, soit à la génération présente, soit à la postérité.
Source : Gallica

Portrait de Emmanuel de Grouchy Emmanuel de Grouchy Fragments historiques réunis pour établir le fait de calomnie répandue dans un libelle du général Berthezène… (1840)

Mais je rougirais de laisser peser un instant sur moi l'imputation de trahison, et je m'empresse de signaler à la chambre, aussitôt mon arrivée à Paris, les passages du libelle du général Berthezène, commençant par ces mots : « Une partie de la cavalerie. » et finissant par ceux-ci : « J'en suis plus libre dans l'expression de ma pensée. » Page 50.
M. Berlhezène a-t-il pu croire que l'imputation faite à mon chef d'état-major ne m'atteignait pas? Non, sans doute ! car il sait mieux que personne combien est chère à un général en chef la réputation des officiers qui servent sous ses ordres.
Source : Gallica

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