Résumé

Eusèbe Vénard Le Bienheureux Théophane Vénard… (1909)

Nous te chantons, vaillant Missionnaire, 0 Théophane, étends ton bras sur nous 1
De tous les dons comblé par la nature, Dès le berceau, tu parais gracieux; En t'admirant, charmante créature, On se disait: « C'est un Ange des deux ! »
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A peine âgé de neuf ans, ta belle âme S'émeut soudain au glorieux souvenir, Pour le Tonkin ton jeune cœur s'enflamme, Et pour Jésus tu veux être maytyr !
3
L'Esprit d'Amour te veut dans sa milice: Ton cœur aimant doit briser de doux liens, Et du foyer tu fais le sacrifice, Pour arracher à l'enfer les païens.
Source : Gallica

Eusèbe Vénard Le Bienheureux Théophane Vénard… (1909)

C'est bien là en effet le sanctuaire sacré de la charité. Ce feu divin y est entretenu et nourri sans cesse, pour de là répandre sa chaleur féconde jusqu'aux extrémités du monde oriental. Au sein de la grande cité, au milieu d'un monde emporté par le tourbillon des
affaires et des plaisirs, et par des préoccupations tout autres que celles dont le mobile est dans la foi chrétienne, des hommes, la plupart encore jeunes, mais déjà apôtres par le cœur, trouvent la solitude et la paix, et, dans cette paix et dans cette solitude, puisent avec abondance les flots de la grâce qui va les transformer.
Source : Gallica

Eusèbe Vénard Le Bienheureux Théophane Vénard… (1909)

Vois donc ton frère, l'auréole des martyrs couronnant sa tête, la palme des triomphateurs se dressant dans sa main ! Encore un peu, et mon âme quittera la terre, finira son exil, terminera son combat! Je monte au Ciel, je touche la patrie, je remporte la victoire. Je vais entrer dans ce séjour des Elus, voir des beautés que l'œil de l'homme n'a jamais vues, entendre des harmonies que l'oreille n'a jamais entendues, jouir de joies que le cœur n'a jamais goûtées. Mais auparavant il faut que le grain de froment soit moulu, que la grappe de raisin soit pressée.
Source : Gallica

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