F. de Lamennais

Résumé

F. de Lamennais Revue des Deux Mondes

Parce qu’on l’a enveloppée comme de bandelettes funèbres, on entend dire : l’Italie ne vit plus ; elle est morte. Non, une nation qui a produit simultanément Micali, Manzoni, Pellico, n’est pas une nation morte. La puissante vie qu’on refoule en son sein, y fermente en secret, et quand viendra l’heure marquée par la Providence, quand le géant qui sommeille dans le tombeau qu’on lui a fait, se réveillera, le monde poussera un cri d’étonnement à la vue des merveilles qui frapperont ses regards.
Source : Wikisource

F. de Lamennais Revue des Deux Mondes

Maîtresse absolue des croyances, de la science et des lois, elle n’avait pas laissé une seule issue à la liberté humaine. Il suit de là que, sous cette police pesante et compacte, l’Étrurie devait former une société forte, mais sans élan ; un corps, si l’on peut ainsi parler, d’une densité extraordinaire, mais sans principe d’expansion. Le défaut d’unité politique la rendit plus facile à entamer par les Romains, qui l’attaquaient avec toutes leurs forces, tandis que presque toujours elle ne se défendait qu’avec une partie des siennes.
Source : Wikisource

F. de Lamennais Revue des Deux Mondes

À présent, il est vrai, en voyant ce peuple languissant au milieu d’une nature si énergique et si brillante, on est ému d’une profonde pitié ; on se demande comment il se fait qu’un si beau soleil éclaire tant d’infortunes : mais quand on a pénétré au fond de certaines âmes, qui semblent receler, comme un sanctuaire, les sacrés destins de la patrie, alors on respire plus à l’aise, alors on sent renaître en soi une inébranlable espérance, et je ne sais quel souffle de l’avenir se mêlant aux brises odorantes qui caressent cette terre enchantée, on rêve pour elle un nouveau printemps.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature