François Maurel

Résumé

François Maurel Du Malaise social, par M. Maurel… (1833)

Rien n'indiquant dans ce système que les hommes puissent être considérés comme la propriété des rois qui les gouvernent, on est conduit à reconnaître que la supplantation d'une dynastie illégitime ou considérée comme telle par suite de l'incapacité de ses membres, ne saurait constituer une usurpation. Qu'ainsi, Galba, Othon, Vitellius et Vespasien, par exemple, ne peuvent pas plus être réputés usurpateurs les mis à l'égard des autres pour s'être mutuellement expulsés d'un empire fondé sur le système indivuel, c'est-à-dire sur l'absence de tout système.
Source : Gallica

François Maurel Du Malaise social, par M. Maurel… (1833)

Nous l'avons déjà dit, pour le peuple comme pour l'individu, la constitution est la loi mystérieuse qui réunit l'esprit à la matière pour ne faire qu'un seul et même corps ; d'où résulte qu'un peuple ne saurait être considéré comme définitivement constitué qu'à partir du jour où il dressa des autels et fléchit le genou devant Dieu, c'est-à-dire du moment qu'il joignit son existence animale à une religion caractéristique à la direction de laquelle il soumit tout ou partie de ses.
Source : Gallica

François Maurel Du Malaise social, par M. Maurel… (1833)

On a beau feuilleter nos modernes publicistes pour trouver une bonne définition du mot légitimité, on n'y découvre rien qui puisse satisfaire ; pour l'un c'est un droit réel au commandement que la naissance confère, pour l'autre c'est une fiction de la loi inventée dans l'intérêt des peuples, un troisième plus vague encore voit dans la justice la source unique de toute légitimité, tout en convenant que la notion de cette même justice peut au gré des passions servir de prétexte à tous les crimes.
Source : Gallica

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