Résumé

Félix Belly Déchéance et liberté, par Félix Belly (1870)

On croit rêver encore en songeant à ce cataclysme inattendu, à ces batailles sans fin, à ces générations fauchées par une science infernale, à ce million d'hommes, l'espoir de deux peuples, hier encore plein de vie et d'amour, demain pourrissant dans nos sillons dévastés, et à ces ruines immenses que cinquante ans ne relèveront pas, tout cela parce qu'il s'est rencontré un second Bonaparte pour abuser la France et pour l'asservir ! Il n'y aurait plus de justice humaine et il faudrait s'empresser d'amnistier tous les bagnes, si de pareils attentats devaient rester impunis.
Source : Gallica

Félix Belly Déchéance et liberté, par Félix Belly (1870)

« L'Europe périra par les hommes de guerre, » avait prédit Montesquieu. Ce qui se passe lui a donné raison. La barbarie frappe à nos portes avec tout son cortège de destructions. C'est la barbarie dans la vie publique et dans la vie privée que l'Empire a inauguré par l'étouffement systématique de la conscience nationale II n'y a que des barbares qui puissent se ruer sur des foules inoffensives, combler les prisons de suspects, et souiller toutes les intimités de délateurs, comme le fait la police immonde de M. Piétri.
Source : Gallica

Félix Belly Déchéance et liberté, par Félix Belly (1870)

Des sophismes pour principes, l'imposture et la force brutale pour moyen d'action, la police pour ressort occulte, les finances au pillage, l'ignorance et l'abrutissement imposés aux masses, les derniers des hommes devenus les premiers, et les Tuileries transformées en lupanar pour fournir à un sultan sans foi ni loi des jouissances sans voile et sans mesure, voilà ce que nous ont valu de funestes victoires et de plus funestes égarements de l'esprit public. Nous nous sommes laissé écraser une seconde fois par la massue du despotisme. Le despotisme a fait son oeuvre.
Source : Gallica

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