Résumé

Gustave de Failly Au Comité du travail de l'Assemblée nationale… (1848)

Ainsi, par le manque de travail la misère croît! les ressources s'épuisent, l'ouvrier des campagnes s'indigne d'être écrasé, celui des villes de n'avoir pas assez; les riches s'appauvrissent sans enrichir les pauvres, tous se plaignent; les récriminations naissent, les défiances grandissent' jusqu'à la menace, les souffrances parlent, la raison se tait, les exigences s'exagèrent ; alors les rêves les plus étranges trouvent
des séides, les utopies les plus sanglantes ou les plus folles battent le pavé et irritent les désirs, l'anarchie retrouve ses chanses et les partis renaissent.
Source : Gallica

Gustave de Failly Au Comité du travail de l'Assemblée nationale… (1848)

L'on y sent la politique avant l'humanité, et qu'elle politique ! la préoccupation exclusive de Paris, le faiseur et le défaiseur du pouvoir, est un oubli égoïste ou un dédain insolent du reste de la France. C'est pour étouffer les plaintes et les menaces de Paris que la province a subi impôts sur impôts, à sué l'argent par tous les pores, et le gouffre n'est pas comblé; il est toujours là béant, il n'a fait que s'agrandir de tout ce qu'y a jeté la main maladroite et alourdie de considérations personnelles du gouvernement provisoire
Source : Gallica

Gustave de Failly Au Comité du travail de l'Assemblée nationale… (1848)

Que l'on ne s'y trompe donc pas; donner aujourd'hui à la République les moyens de suivre une marche régulière et pacifique, ce n'est pas soutenir seulement une forme de gouvernement, c'est défendre l'existence même d'une société ; que l'on se pénètre de cette vérité; les partis politiques ont fait leur temps, il ne peut plus y avoir que des partis sociaux.
Source : Gallica

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