Waldeck-Rousseau

Résumé

Waldeck-Rousseau,  La Revue de Paris

“ La réforme politique était au premier rang des actes du pouvoir nouveau. C’était une révolution dans les principes qui ne changeait en un instant ni les choses ni les hommes. Pourtant il en est des gouvernements pour les peuples, comme de l’air qu’il respire pour l’homme : ils sont d’autant plus féconds qu’ils impriment aux esprits une impulsion plus vive, et l’on peut dire que l’activité sociale des nations est en raison de la combustion des idées entretenue et secondée par la vitalité du principe qui règne.
Le gouvernement trouvait dans tous les esprits la même pensée et le même désir.
”
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Waldeck-Rousseau,  La Revue de Paris

“ On sauve un peuple enfant ou un peuple imbécile qui n’a pas plus conscience de ses droits que de ses devoirs : on ne sauve pas un peuple affranchi par la Déclaration de 89 : lui seul est capable de cette œuvre gigantesque, pourvu qu’il ait non pas seulement le désir, mais l’intelligence de la liberté.
89 en rompant ses entraves lui a rendu sa responsabilité : sous un gouvernement monarchique le pouvoir assume cette responsabilité en absorbant ses droits, — sous un gouvernement libre, c’est le peuple qui répond de la liberté.
”
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Waldeck-Rousseau,  La Revue de Paris

“ S’il y a des mesures plus décisives à prendre, il faut qu’elles ne violent pas la justice. Dans cette voie, en surélevant les impôts le gouvernement marcha sans faiblesse. Ce que le parti violent lui reprochait alors, c’était de s’être arrêté aux bornes du droit et du juste, de n’avoir pas exhumé des ruines de la Commune un Comité de Salut public qui décapitât une partie de la nation pour sauver l’autre : c’était, quant aux résultats, alors que le capital effrayé se retirait chaque jour davantage, de n’avoir pas consommé l’épouvante et substitué la panique à l’hésitation. ”
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