Résumé

Ce qu'ils ont fait (1882)

“ Depuis quatre-vingts ans les partis n'ont jamais désarmé et chacun, au pouvoir, a eu à lutter contre les autres isolés ou unis par les mêmes tendances, celles du renversement, sauf à s'attaquer entre eux après la victoire.
Cet état de choses s'est toujours aggravé : les passions et les intérêts, constamment excités, ont détruit l'esprit national, ils ont tué le patriotisme. On n'aime plus son pays, on aime son parti comme levier d'ambition ou de cupidité, mais en réalité on n'aime plus que soi-même ! Le plus bas égoïsme est actuellement la plaie vive et honteuse de la reine du monde!
”
Source : Gallica

Ce qu'ils ont fait (1882)

“ Cette république là, d'où on a éliminé tout élément conservateur, toute tendance modérée, toute tolérance pour les minorités, est bien celle que voulait la Commune.
Et au milieu de toutes ces turpitudes, on se demande où est le gouvernement? Le mal vient de partout, et l'exécutif est dominé par la peur et il cède à toutes les influences.
Est-il à l'Elysée, dans ce palais de l'effacement et du laisser-faire, où la même plume insouciante et machinale signe impassiblement les décrets les plus contradictoires?
”
Source : Gallica

Ce qu'ils ont fait (1882)

“ Lorsqu'on envisage l'état social de la France, on reste navré des ravages de nos révolutions ! Autrefois l'idée de patrie et celle de royauté étaient inséparables, la France reconnaissait unanimement la même dynastie et l'attachement qu'elle portait à ses rois se confondait avec celui qu'on nomme patriotisme. Depuis la chute de l'ancienne monarchie, nous avons eu vingt révolutions, trois dynasties et autant de républiques ; il en est résulté des préférences sincères et d'autres calculées pour chacun de ces gouvernements, mais les unes et les autres sont fatales au pays. ”
Source : Gallica

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