Résumé

Gustave de La Boulie,  Huitième procès de "la Gazette du Midi"…

“ Nos soldats, dont ton coeur connaît bien la vaillance, Nos vieux soldats eux-même apprendraient à pleurer, S'ils y voyaient Henri de France !
Mais, qu'importent ces lieux si peu dignes de toi? Scipion fut plus grand dans l'exil que dans Rome : Tu peux, malgré la ligue, être bien plus qu'un roi, Henri ! tu peux être un grand homme !
Tu possèdes toujours ce qui manque aux vainqueurs, Ce qui manque souvent aux rois dans leur puissance : Notre amour est à toi ; tu règnes sur nos coeurs ; Nos coeurs sont pour Henri de France !
Voilà ces vers que nous reproche le ministère public.
”
Source : Gallica

Gustave de La Boulie,  Huitième procès de "la Gazette du Midi"…

“ J'ai quitté ma chère patrie.
Fidèle à mes sermens à l'instant du péril, Cherchant de mon pays la dernière espérance, Courtisan du malheur, courtisan de l'exil, Je viens revoir Henri de France.
Il y a dans ces strophes un sentiment bien extraordinaire, celui qui porte à s'attacher au malheur et à l'exil. Comment a-t-il pu se faire que l'on ait voulu y voir un crime ? Par quelle étrange erreur croit-on flétrir une classe de citoyens par l'épithète de carlistes ou d'amis de la légitimité? C'est un rare et beau défaut que de tourner le dos à la fortune pour encenser l'adversité !
”
Source : Gallica

Gustave de La Boulie,  Huitième procès de "la Gazette du Midi"…

“ Mais, dit le ministère public, vous reprochez au gouvernement de ne pas protéger la religion. Messieurs, le ministère public a dit la vérité : ce reproche, nous l'adressons au gouvernement, et ce reproche est juste. Si la religion n'est pas mieux protégée à l'avenir, il faut changer la Charte, que cette conduite dément chaque jour. ”
Source : Gallica

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