Résumé

Henri Baillière, 13 septembre 1840-6 octobre 1905 (1906)

Henri Baillière avait, comme tant d'autres, une passion : celle des autographes. Sa collection était curieusement divisée en deux catégories : ceux qui sont de l'Institut et ceux qui n'en sont pas; cette dernière assurément plus nombreuse.
Il ne fut pas de l'Institut, le collectionneur ; mais au moins faut-il reconnaître qu'il est digne de prendre rang dans cette phalange aristocratique des grands libraires du xixe siècle et il peut dire avec eux, comme Étienne Dolet, « que ses livres donnent témoignage qu'il n'a pas vécu en ce monde comme personne otieuse et inutile » (i) .
Source : Gallica

Henri Baillière, 13 septembre 1840-6 octobre 1905 (1906)

La citation suivante, que nous empruntons à une haute personnalité médicale, résumera heureusement les qualités de l'éditeur chez Henri Baillière : « C'était un travailleur acharné. Il aimait sa profession. Il mettait un point d'honneur à ce que qu'il ne sortît pas de sa maison un livre qui péchât par une négligence dans les conditions matérielles de sa publication. Il relisait les épreuves, revoyait les dispositions typographiques. Esprit clair et méthodique, il discernait vite les raisons qui devaient assurer la bonne ou la mauvaise fortune du livre. »
Source : Gallica

Henri Baillière, 13 septembre 1840-6 octobre 1905 (1906)

Second fils de Jean-Baptiste Baillière, qui, dès 1818, fondait la maison dont il dirigea les remarquables progrès pendant une si longue et honorable carrière, Henri Baillière vint rejoindre en 1862 son frère aîné, M. Emile Baillière, dans la société J.-B. Baillière et fils. Leur collaboration affermit la réputation d'une librairie, vouée aux livres de médecine et de sciences naturelles et fidèle à d'anciennes traditions, tout en s'inspirant des améliorations que le temps et la science moderne apportaient dans les usages de la profession et dans l'industrie du livre.
Source : Gallica

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