Paul Bourget,
Une idylle tragique
“ Hautefeuille, lui, regardait Olivier. Préoccupé jusqu’à l’anxiété par l’énigme de ce mariage qu’il avait admis sans le discuter naguère, il continuait à étudier sur cette physionomie expressive les allées et venues des pensées tristes ou gaies. En l’absence de sa femme, Olivier était visiblement plus à l’aise, mais il conservait dans ses prunelles ce fond de dégoût et autour de sa bouche ce pli d’amertume que son compagnon connaissait trop bien. Ces signes annonçaient toujours quelqu’une de ces crises d’âcreté lucide que Mme de Carlsberg avait racontées à Mme Brion. ”
