Henri-Louis Coiffier de Verfeu

Résumé

Henri-Louis Coiffier de Verfeu Testament d'un émigré , publié par H** C** (1800)

Les vols, les vexations , les supplices , auraient dû, dites-vous, indigner la nation entière : et vous ignorez qu'un peuple ne se communique pas son indignation , ses idées , ses vœux , comme votre étroite cotterie ; que sous une verge de fer, on ose à peine penser , à peine se parler à soi-même , parce que les murs ont une langue ; qu'enfin, ce ne fut jamais pour en avoir trop fait , qu'un tyran succomba.
Source : Gallica

Henri-Louis Coiffier de Verfeu Testament d'un émigré , publié par H** C** (1800)

Il en est des peuples comme des individus : quand la calomnie s'attache à eux, rien ne saurait rester innocent ; tout se flétrit sous ses doigts, et sous le souffle de sa bouche empestée. Peu satisfaits de réprouver la France entière , d'imbécilles étrangers s'acharnent également contre ceux de ses enfans qu'elle a proscrits, et osent leur faire un crime
de leur courage même.
Source : Gallica

Henri-Louis Coiffier de Verfeu Testament d'un émigré , publié par H** C** (1800)

Honneur , culte , monarque , noms respectables s sans doute , puisqu'ils rappellent des objets sacrés, je vous abandonne pourtant à ces hommes faits pour adorer l'idole, sans s'élever jusqu'au dieu qu'elle figure; et non content de l'effigie, je prétends atteindre à la réalité. Comme le bonheur particulier est le but de la morale, le bonheur public doit être la fin de la politique ; et comme l'ordre seul peut procurer le bonheur, il n'est pas, pour ainsi dire, de gouvernement qui ne soit
préférable à une révolution , c'est-àdire à une longue anarchie.
Source : Gallica

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