Résumé

Henry de Golen La faute d'une femme : roman sentimental inédit (1937)

Monique s'excusait, pleurait, et une fois qu'elle avait quitté son amant, pensait à ses paroles. Elle se demandait si la solution du divorce n'était pas, en effet, la seule digne d'elle et de son amour. C'était, en tout cas, la seule compatible avec son repos, car la double vie qu'elle menait, depuis sa liaison, était pour elle une source de malaise et d'inquiétude. Néanmoins elle hésitait. Elle avait une situation
enviée de tous, une vie luxueuse, exempte de tout souci.
Source : Gallica

Henry de Golen La faute d'une femme : roman sentimental inédit (1937)

Aussitôt Roger, dans l'obscurité complice et rassurante de la pièce, emportait vers les moelleux coussins d'un- sopha, sa belle proie gémissante à la promesse des voluptés proches. Et pendant de longues minutes, oubliant tout ce qui n'était pas leur passion, ces deux jeunes êtres s'abandonnaient l'un a l'autre, dans un délire aigu des sens.
Comme toutes les femmes ingénues en amour, Monique s'était donnée corps et âme à son amant, qu'elle trouvait le plus beau, le plus intelligent, le plus noble des hommes, qu'elle adorait, et qu'elle estimait.
Source : Gallica

Henry de Golen La faute d'une femme : roman sentimental inédit (1937)

Monique éclata en sanglots, et cacha son visage entre ses mains.
— Allons, petite madame, du courage sapristi, dit le constructeur d'autos. Vous avez du chagrin. Prenez-moi pour confident. Nous allons tâcher d'arranger cela!... En attendant, racontez-moi pourquoi vous avez voulu vous suicider. Heureusement que mon chauffeur s'est trouvé là au bon moment pour Tous retenir!... Sinon!...
Il parlait avec tant de bonne humeur que la jeune femme s'arrêta de pleurer, reprit confiance, se mit à lui conter intégralement son malheureux amour, et l'indigne conduite de son amant qui l'avait volée.
Source : Gallica

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